Marie-Josée Lacroix (prix Ernest-Cormier) et Joanne Burgess (prix Gérard-Morisset) parmi les récipiendaires 2026
Communiqué de presse des Prix du Québec :
« QUÉBEC, le 27 oct. 2026 /CNW/ — Le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Énergie et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, M. Stéphane Paquet, et le ministre de la Culture, du Patrimoine, des Communications et de la Langue française et ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, M. Pascal Bérubé, sont heureux de dévoiler l’identité des personnes lauréates des Prix du Québec 2026, la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec en culture et en science.
Parmi les candidatures reçues, les jurys ont retenu celles de 16 personnes qui contribuent à l’essor de leur domaine d’activité, repoussent les limites de la connaissance et participent au rayonnement du Québec à l’échelle internationale.
Prix culturels
- Prix Albert-Tessier – Bernard Émond (Cinéma)
- Prix Athanase-David – Dany Laferrière (Littérature)
- Prix Denise-Filiatrault – Sylvain Émard (Arts de la scène)
- Prix Denise-Pelletier – Louise Bessette (Arts d’interprétation)
- Prix Ernest-Cormier – Marie-Josée Lacroix (Aménagement du territoire, architecture et design)
- Prix Georges-Émile-Lapalme – Isabelle Clerc (Langue française)
- Prix Gérard-Morisset – Joanne Burgess (Patrimoine)
- Prix Guy-Mauffette – Pierre Séguin (Radio, télévision et médias numériques ou traditionnels)
- Prix Paul-Émile-Borduas – Lyne Lapointe (Arts visuels, métiers d’art et arts numériques)
Prix scientifiques
- Prix Armand-Frappier – Carl-Éric Aubin (Développement d’une institution de recherche ou administration et promotion de la recherche)
- Prix Hubert-Reeves (relève scientifique) – Mathieu Lapointe (Relève scientifique, toutes disciplines confondues)
- Finalistes : Annie Chaloux et Miriam Cohen
- Prix Léon-Gérin – Michel Boivin (Sciences humaines et sociales)
- Prix Lise-Watier – Germain Lamonde (Innovation scientifique, entrepreneuriale, économique ou commerciale)
- Prix Marie-Andrée-Bertrand – Julie Desrosiers (Innovation sociale)
- Prix Marie-Victorin – Nathalie Tufenkji (Sciences naturelles et génie)
- Prix Wilder-Penfield – Nada Jabado (Recherche biomédicale)
Les personnes lauréates recevront une bourse non imposable de 30 000 $ (à l’exception de la personne lauréate du prix Hubert-Reeves, qui recevra une bourse de 10 000 $), une médaille en argent réalisée par une artiste professionnelle québécoise, un parchemin calligraphié ainsi qu’une épinglette en argent plaqué or. »
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Extrait de la biographie de Marie-Josée Lacroix :
« Figure incontournable de la promotion du design au Québec, Marie-Josée Lacroix a joué un rôle déterminant dans la reconnaissance de ce domaine pour son apport significatif à la qualité des milieux de vie. Sa nomination à titre de première commissaire au design à la Ville de Montréal, au début des années 1990, fait d’ailleurs d’elle une véritable pionnière, marquant du même coup le début de son influence durable sur le développement urbain et culturel de la métropole québécoise. Tout au long de sa carrière, celle qui a contribué à la désignation de Montréal comme Ville créative de l’UNESCO a porté avec conviction l’ambition de faire rayonner l’excellence québécoise et montréalaise en design, tant au Canada qu’à l’international, grâce à ses réalisations novatrices et inspirantes.
Recevoir le prix Ernest-Cormier représente une double reconnaissance aux yeux de Marie-Josée Lacroix.
D’abord, ce prix confirme la pertinence des actions que j’ai menées, avec mes équipes, sur trois décennies, et leur influence positive sur la qualité de notre cadre de vie, l’attractivité de notre économie et l’affirmation de notre culture. Ensuite, il met en lumière l’expertise souvent méconnue au sein de la fonction publique et sa capacité à porter des missions de manière innovante, avec conviction et dans la continuité. Cette haute distinction représente pour moi un puissant levier et un incitatif à poursuivre mon engagement
Formée en design de l’environnement à l’Université du Québec à Montréal, puis en bibliothéconomie spécialisée en design et en architecture aux universités McGill et Columbia (New York), Marie-Josée Lacroix devient, en 1991, la toute première commissaire au design de la Ville de Montréal. Son mandat initial, qui était de développer ce secteur, sera élargi, en 2005, avec la création du Bureau du design, dont la mission consistera à stimuler le marché pour les professionnelles et les professionnels, à susciter l’intérêt du public à l’égard de la qualité de l’environnement bâti et à offrir un accompagnement pour la réalisation de projets municipaux en design, en architecture et en paysage. Sous sa direction jusqu’en 2021, le Bureau aura réussi à s’affirmer comme un acteur clé de la promotion d’une culture de la qualité au Québec. »
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Extrait de la biographie de Joanne Burgess :
« Joanne Burgess a contribué de manière significative à la préservation et au rayonnement du patrimoine québécois pendant plus de quatre décennies. Professeure émérite, chercheuse et historienne passionnée, elle a exercé une influence directe sur l’évolution de son champ d’expertise, notamment grâce à ses travaux qui ont servi à créer des ponts entre le monde universitaire et la pratique de terrain, ainsi qu’entre plusieurs disciplines, telles que l’histoire appliquée, la muséologie et la pédagogie. Celle qui est reconnue pour ses remarquables qualités de communicatrice et de rassembleuse a démontré un leadership exceptionnel comme fondatrice, puis directrice, du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal. Véritable pionnière, Joanne Burgess a enrichi les connaissances sur le patrimoine montréalais qui ont favorisé la conservation et la valorisation d’éléments historiques constitutifs de l’identité de la métropole québécoise.
Lorsque je consulte la liste des lauréates et des lauréats du prix Gérard-Morisset depuis sa création, je ressens un certain étonnement en constatant que je me joins à toutes ces personnes remarquables qui ont contribué au savoir, à la culture et au patrimoine québécois. Comme historienne, je suis particulièrement touchée et honorée. Il s’agit, je crois, d’une reconnaissance de la place centrale de la discipline historique dans la culture québécoise et de son apport essentiel à la connaissance et à la valorisation de tous les patrimoines.
Joanne Burgess commence sa carrière en 1981 comme professeure au Département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), après y avoir fait ses études supérieures. Elle y enseigne jusqu’à sa retraite, en 2023. Spécialiste de l’histoire socioéconomique du Québec et du Canada des 19e et 20e siècles, elle s’intéresse particulièrement aux activités portuaires, au développement de l’industrie de l’alimentation et à la culture ouvrière de Montréal. »
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