À un mètre de haut | Réflexions sur les programmes jeunesse du CCA
De la part du Centre Canadien d’Architecture :
« Ces temps-ci, nous réfléchissons à l’objectif et à la portée des programmes jeunesse du CCA, et concrètement au changement de perspective nécessaire pour discuter, façonner et construire des environnements de vie avec les enfants. Émilie Retailleau, Conservatrice, Public, écrit :
Nous n’utilisons pas les mots “médiation” ou “éducation”, nous empruntons plutôt les chemins détournés du questionnement, de la conversation, de la recherche et de l’expérimentation pour parler d’architecture. Les programmes jeunesse du CCA ne produisent ni outils didactiques ni dispositifs de vulgarisation. Nous abordons avec les jeunes des questions complexes et actuelles, quel que soit leur âge.
Du fait de la position hégémonique de l’adulte vis-à-vis de l’enfant, nos villes et nos espaces bâtis ne sont pas conçus pour la jeunesse, pourtant experte de son propre espace : le regard et la voix des jeunes sont essentiels de par leur usage et leur manière d’habiter l’espace, au même titre que les adultes.
Comment voit-on l’espace à un mètre de haut? Pour penser à hauteur d’enfant, nous devons déplacer radicalement le point de vue. Certains architectes et architectes paysagistes, comme Cornelia Hahn Oberlander et ses terrains de jeux, dont les archives sont présentes dans notre collection, témoignent de cette attention aux usages et aux temporalités multiples de l’espace, portés par les corps et les pensées des enfants. »
