Actualité 06.11.2026

Éditorial CCC « Qu’est-ce qu’une place publique aujourd’hui? »

DE GAUCHE À DROITE : Propositions de WAA Montréal + Ponton Guillot (Lauréat), ADHOC + Hélio Araujo + GBI (Finaliste), NIPPAYSAGE + Eurêka Environnement (Finaliste) et Pelletier de Fontenay + Enclume + Nouveaux Voisins + LN Paysage (Finaliste)

Éditorial rédigé dans le cadre du concours de l’aménagement de la place publique dans l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro.

Pour consulter la fiche du concours…


Extrait de l’éditorial de Yolene Handabaka Ames :

« Qu’attend-on aujourd’hui d’une place publique? Qu’elle rassemble ou qu’elle permette simplement d’être ensemble? Qu’elle représente l’identité d’une communauté ou qu’elle laisse à chacun la possibilité de se l’approprier? Doit-elle demeurer clairement distincte du parc, ou peut-elle devenir paysage?

Ces questions, qui pourraient sembler théoriques, trouvent des réponses très concrètes dans les quatre propositions finalistes du concours d’architecture de paysage pluridisciplinaire pour l’aménagement de la nouvelle place publique de Pierrefonds-Roxboro. Implantée au croisement de la mairie, de la bibliothèque, du centre culturel, du parc du Millénaire et du nouveau complexe aquatique, cette place est appelée à devenir un lieu de rencontre et de rassemblement quatre saisons, mais aussi un espace résilient face aux menaces climatiques, accessible et inclusif. Plus largement, elle doit contribuer à consolider ce secteur comme « cœur identitaire de l’arrondissement ».

Une même commande. Un même site. Des contraintes communes. Et pourtant, les quatre équipes finalistes ne semblent pas concevoir le mot « place publique » de la même manière. C’est peut-être là que réside l’un des principaux intérêts de ce concours.

Avec Les tapis flottants, l’espace public devient d’abord porteur d’un récit. L’histoire du territoire, associée aux cageux et aux radeaux de billots, rencontre celle de la diversité culturelle contemporaine à travers la métaphore du tapis et du tissage. Les parcours deviennent des liens; les surfaces programmées, des « tapis »; les lieux de rencontre, des nœuds. Dans la proposition développée, l’équipe imagine même que certains motifs du pavage puissent être élaborés avec la communauté, faisant de l’identité du lieu non seulement quelque chose que l’on représente, mais quelque chose que l’on contribue collectivement à fabriquer.

Cette approche soulève cependant une question essentielle : comment l’identité devient-elle espace? Jusqu’où un récit doit-il être expliqué pour être compris par celui qui traverse simplement la place? La force narrative du projet constitue en même temps son défi : faire en sorte que mémoire, métaphore et diversité culturelle soient vécues spatialement plutôt que seulement racontées. »

Pour lire la suite de l’éditorial…

Source : Catalogue des Concours Canadiens | Université de Montréal