Urbania – "16 idées pour faire de Montréal une vraie Ville de design"

« Pour notre numéro Design paru l’an dernier, on a couché sur papier les idées qu’on avait pour faire de Montréal une vraie ville de design. Il y a du bon… et du moins bon.

8 idées pour faire de Montréal une vraie ville de design

1.    Peindre le pont Jacques-Cartier jaune fluo.
2.    Remplacer la croix du mont Royal par le mât du stade.
3.    Changer le logo de la Ville pour celui des Expos.
4.    Mettre des moteurs sur les BIXI.
5.    Transformer les raffineries dans l’est de la ville en cinéma Guzzo.
6.    Faire un pogoball géant avec la Biosphère.
7.    Refaire designer le Biodôme par le designer de la Cage aux Sports..
8.    Échanger Carey Price et la Place Ville-Marie contre la tour Eiffel.

8 idées (sérieuses) pour faire de Montréal une vraie ville de design

par Antonin Varnier

1.    Avoir un salon de Design digne de ce nom. Notre salon le plus important, le Salon International du Design d’intérieur de Montréal (SIDIM), ressemble plus à une foire de la quincaillerie qu’autre chose.

2.    Avoir une vraie plateforme de promotion de l’industrie du design pour favoriser le développement économique et culturel. Pourquoi avons-nous autant de festivals de musique, de cinéma et d’humour (qui pompent des sommes astronomiques) et sommes-nous incapables d’avoir une Biennale du Design qui a du sens? Il est temps de démontrer l’importance du design dans la vie de tous les jours, à l’aide d’un rendez-vous annuel et centralisé.

3.    Améliorer la qualité des programmes et services de nos écoles de design. Il est temps d’arrêter de produire des diplômés comme on fait du poulet en batterie. Pour y arriver, il faut élever les critères de sélection des candidats dans les écoles et créer des programmes d’étude adaptés aux réalités économiques, sociales et environnementales, et non sur de vieilles théories de soixante-huitards désabusés.

4.    Créer un musée du design. Les designers représentent une partie importante de la culture nationale. À quand un espace où il serait possible de recevoir des expositions, des conférences et des ateliers? Les échanges d’expositions à l’échelle internationale stimuleraient aussi la crédibilité des designers outremer et favoriseraient le développement économique et culturel. Un musée dédié à cette discipline devrait étirer son lot de visiteurs.

5.    Avoir des concours et appel d’offres équitables et transparents. Croyant planter des fruits, nos élus et leurs designers chouchous sèment des citrons partout à travers la ville. Résultat? Des technocrates du design font de l’ombre à toute une génération créative et désireuse de s’exprimer et changer le visage de notre ville. Une «?ViIle Design?» doit puiser dans toutes ses ressources et talents multidisciplinaires pour avoir un paysage riche et nuancé.

6.    Mettre l’emphase sur le développement durable. La quasi-totalité des problèmes environnementaux est attribuable au mauvais design et au manque de responsabilité des entreprises. Il est temps de voir à long terme et de décider aujourd’hui ce qui sera toujours aussi bon demain.

7.    Mettre en place des normes et des règlements en environnement. La Ville doit renforcer ses politiques d’achats responsables. Il est temps que nos designers, architectes dignes de ce nom se démarque de la concurrence en mettant sur le marché par des produits bien conçus dans le respect le plus total des trois sphères du développement durable.

8.    Il faut redonner le soin à nos architectes, urbanistes et designers diplômés de réfléchir et dessiner le Montréal de demain. On se retrouve alors avec des espaces froids et asexués, où tout semble tourner autour de la voiture. Des tours de plus en plus hautes, des aménagements urbains génériques sans généalogie ni âmes… Nous avons de très bons architectes, mais malheureusement, il semble que l’on confie souvent à des ingénieurs ou promoteurs immobiliers le soin de créer de grands pôles à Montréal. »

Pour visiter le site internet d’Urbania…

(Source: Nicolas Marier)

Commentaires

Francis Huneault

Le CCA et le Centre de design de l’UQÀM constituent deux plateformes où circulent les idées actuelles du design tout en donnant un regard sur ce qui a déjà été fait dans l’histoire. Ces lieux sont établis, accessibles et reconnus. Que veut-on exactement de plus?

Améliorer les programmes de design: certainement, mais en réduire l’accessibilité, vraiment? Les universités ne sont pas exactement des moulins.

Quelle sont les différences entre les points 6 et 7?

J’ai tendance à penser qu’un meilleur design passe d’abord par l’éducation du public à sa signification et fondements. Le reste suivra.

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