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Revue de presse de Kollectif.net et exposition – 19 novembre 2010 – "L'échangeur Turcot (Partie 2): Surveiller et contrôler OU créer et innover?"

« Revue de presse de Kollectif.net – 19 novembre 2010 – “L’échangeur Turcot – partie 2”

« Surveiller et contrôler OU créer et innover? »

Les lourds et gros rubans de béton des futurs échangeurs Turcot écraseront tout sur leurs passages.

Certains regarderont le chantier évoluer depuis leurs téléviseurs, en pensant qu’il s’agit d’un documentaire sur une autre époque, et que, de toute façon, heureusement, ça ne se passe pas dans leur cour. D’autres s’en inquiètent déjà et se disent, tout de même, qu’il faudrait faire quelque chose. Ainsi apprenait-on, cette semaine, qu’un comité de vigilance assurera une surveillance. Bonne nouvelle! Et qui sont ces courageux, prêts à faire face à l’horreur les yeux grands ouverts?  Il s’agit d’un comité formé du Conseil régional de l’environnement de Montréal, d’Équiterre, du Réseau des ingénieurs du Québec, du Forum Urba 2015 et de Transport 2000.

Mais est-ce réellement une bonne nouvelle? Dès après cette annonce, nous sommes tenté de demander :

– Et les autres, où sont-ils?

Où sont les autres organismes qui pourraient prendre part au débat?
Si on estime qu’il en va du bien commun, on pourra penser, par exemple, que les ordres professionnels, qui ont pour mission la protection du public, devraient s’impliquer. Pour en nommer que quelques-uns au passage :

–       L’Ordre des Urbanistes du Québec;
–       L’Association des Architectes Paysagistes du Québec;
–       L’Ordre des Architectes du Québec;
–       L’Association des designers industriels du Québec;
–       Etc.

Et les élus?
Certains semblent présents, d’autres pas. N’est-ce qu’une question d’allégeance politique que de se prononcer pour ou contre un projet d’une telle ampleur? A-t-on besoin de quelques conseillers experts de plus pour comprendre les enjeux, qui ne sont pas que monétaires?

Mais ils existent ! Alors pourquoi ne pas ajouter au groupe des intervenants essentiels, ceux-là même dont l’expérience, la mission ou l’expertise est taillée sur mesure :

–       Design Montréal;
–       Mission Design;
–       Les urbanistes;
–       Les architectes-paysagistes;
–       Les designers;
–       Les architectes;
–       Etc.

Toujours dans cette recherche d’alliés, on étendra la question aussi à ce groupe, primordial s’il en est un, formé par les citoyennes et citoyens!

La population devrait-elle avoir le réflexe de revendiquer des concours multidisciplinaires pour certains mandats gigantesques de cette nature. Dans ce cas-ci, poser la question c’est déjà y répondre!

Une dernière chose. Une surveillance, c’est bien. Une planification intégrant les notions actuelles de bonnes pratiques de design urbain, c’est mieux! Par les concours pluridisciplinaires on peut arriver à dépasser les idées-réflexes et reposer d’intelligentes questions. Si on transformait les Turcots de ce monde pour en faire non pas des réponses standardisées mais bien des occasions de réflexion plus large, contextuelles et contemporaines, nous serions certainement sur la bonne voie! Alors qu’attend-t-on pour démarer un intense remue-méninges interdisciplinaire, si nécessaire, et d’enfin retourner sur les planches à dessins?

N.M.

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  • L’ÉCHANGEUR TURCOT : ENTRE CIEL ET TERRE: Jusqu’au 12 décembre 2010. Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal. Entrée libre « Le projet de reconstruction de l’échangeur Turcot ne laisse personne indifférent. Masse de béton pour les uns, l’échangeur est vu comme un enchevêtrement de voies de circulation pour les autres. André Denis jette un regard poétique qui permet de voir cette structure urbaine sous un nouvel angle.

Nicolas Marier:

Nicolas Marier est diplômé en architecture [M. Arch]. À l’heure actuelle, il collabore en design et aménagements avec le collectif EKIP, travaille comme chargé de projet pour une société et participe à la vie de la coopérative d’habitation dans laquelle il a établi son studio de recherche. Il est aussi coproducteur et coréalisateur de Pecha Kucha Montréal, initiative ayant pour but de rassembler les créateurs de tous les horizons lors de ces soirées événementielles, toutes constituées de présentations stimulantes et inspirantes.

Auparavant, il a enseigné au secondaire professionnel, au CEGEP et à l’université – soit, entre autres, à l’École d’architecture de l’Université de Montréal et à l’École Polytechnique de Montréal. Il a également travaillé de l’étape du développement des projets jusqu’aux chantiers pour différentes firmes d’architectes, de construction, de design et de paysage.

Pour voir l’archive des “Revues de presse”…

(Photo: Pedro Ruiz, Le Devoir)

Marc-André Carignan, b.arch.,
Chroniqueur en architecture et design urbain
Kollectif (section D'ici et d'ailleurs)

En savoir plus sur Marc-André

Crédit photo: Marose Photo

Commentaires

raquel penalosa

Bonjour Martin et Nicolas
excellent travail de compilation des informations disponibles à ce sujet – mais plus particulièrement, l’appel à l’action auprès des différents acteurs non présents à l’heure actuelle dans le débat. Je vais transmettre le tout à notre conseil d’administration de l’Association des architectes paysagistes du Québec pour discussion et aussi pour diffusion sur notre bulletin professionnel. Compte tenu de la nécessité d’un regard et d’une action concertée, c’est un sujet qui devrait également être discuté au sein de la table de concertation de Mission Design.
merci pour votre engagement
raquel

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