Novae – "Première étude montréalaise sur les toits verts"

« Le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM) vient de rendre publique la première étude locale sur la performance énergétique d’une toiture végétalisée.

En 2005, l’organisme installait une toiture végétale sur le toit d’une coopérative d’habitation située sur la rue Jeanne-Mance, dans le quartier Milton-Parc. Cette installation de près de 100 m2, divisée en trois zones (une section de référence, non aménagée, et deux zones aménagées, l’une irriguée, l’autre non) allait servir de base de travail et d’exemple concret des avantages et inconvénients d’un toit vert en milieu urbain, au Canada. Après plus de cinq ans de suivi, le CEUM rend publics ses résultats. « Il existe beaucoup d’études menées à travers le monde pour quantifier la performance énergétique des toitures végétales, mais celle-ci est la première à Montréal et permet de combler un vide de données pour nos conditions climatiques », dit Sébastien Jacquet, ingénieur en construction écoresponsable et auteur de l’étude.

Il ressort notamment que le toit vert permet une diminution drastique de la consommation énergétique liée à la climatisation: l’entrée de chaleur dans le bâtiment par le toit a été réduite de 99% sur le toit irrigué et de 91% sur le toit non irrigué.

Idem en ce qui concerne les gains en énergie de chauffage: les pertes de chaleur reliées au toit sont de 38% et de 27% inférieures à un toit conventionnel, réduisant d’autant les coûts en chauffage.

Autre avantage mis de l’avant par l’étude: la prolongation de la durée de vie des toitures. En effet, la température enregistrée sur la membrane d’étanchéité d’une toiture verte est beaucoup plus stable et la température maximale est réduite du quart, ce qui réduit les effets d’usure.

« Nous souhaitons que Montréal suive l’exemple de plusieurs villes à travers le monde et mette en place des mesures concrètes pour favoriser les toits verts, dit Owen Rose, président du CEUM. La Ville de Montréal peut notamment modifier sa réglementation pour exiger l’augmentation de la capacité portante des toits sur les nouvelles constructions. Avec une augmentation du coût de construction très minime, on facilite l’implantation d’un toit vert ou d’une terrasse verte dans les années qui suivent. » »

Pour lire le communiqué de presse du CÉUM…

Pour consulter l’étude…

Pour visiter le site internet du CÉUM…

(Source: Novae.ca)

Veuillez noter que les commentaires sont sujets à modération

Laisser un commentaire