MISE À JOUR – Catalogue des Concours Canadiens – "Concours d’architecture de paysage Place de l’Acadie (2010): Fraîcheur des firmes, opacité du jugement"

« Concours d’architecture de paysage Place de l’Acadie (2010): Fraîcheur des firmes, opacité du jugement
Éditorial par Konstantina Theodosopoulos

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En tant que métropole, Montréal offre très peu d’espaces non aménagés. La création d’un nouveau parc public représente donc une opportunité pour les firmes d’architecture de paysage de se pencher sur des questions telles que la lutte aux îlots de chaleur, les lieux de rencontre ou encore les stratégies de circulations, ainsi que de redéfinir l’aménagement d’un espace vert contemporain. Pour les futurs designers comme pour les étudiants, tout concours peut devenir une leçon. Encore faut-il qu’elle soit pédagogique et transparente.

Trois firmes d’architecture de paysage ont été retenues pour le concours d’architecture de paysage Place de l’Acadie, lancé en 2010, organisé par l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, autour de la problématique de l’aménagement des espaces verts en milieu urbain : NIPpaysage, le consortium Version Paysage + Vlan paysages, et Groupe Rousseau Lefebvre. Le programme du concours formulait pour objectif la création d’une «place de fraîcheur » qui contribuerait à la lutte contre les îlots de chaleur. Le défi consistait en l’aménagement d’un terrain d’environ 3200 m2 situé au sud-ouest du croisement des boulevards de l’Acadie et d’Henri-Bourassa, à proximité de plusieurs parcs, d’arénas et de développements résidentiels. Ce concours s’inscrivait dans le contexte plus large du redéveloppement des places de l’Acadie et Henri-Bourassa, y compris la démolition et la reconstruction de logements considérés insalubres.

Les trois équipes concurrentes, aux visions diversifiées, ont développé des propositions d’aménagement étonnamment différentes. Le projet lauréat, de NIPpaysage, définissait le parc par un parcours radial menant à une place publique centrale. Le projet de Version + Vlan paysage proposait quant à lui un parcours linéaire dans le parc, tandis que le Groupe Rousseau Lefebvre présentait un parcours en boucle, centré sur l’eau, élément fondamental dans l’histoire de l’Acadie. Ce parcours circulaire et fluide offrait une mise en valeur de l’eau sur le site, notamment comme élément rafraîchissant, contrairement au projet de Version + Vlan Paysage présentant un parcours linéaire à travers le site, appelé « barre paysagère » et s’étendant au-delà des limites du site pour venir toucher l’échelle urbaine. »

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(Source: Jean-Pierre Chupin, Ph.D., Professeur titulaire, Chaire de recherche sur les concours et les pratiques contemporaines en architecture et Co-directeur scientifique du Laboratoire d’étude de l’architecture potentielle (L.E.A.P) à l’École d’architecture de l’Université de Montréal)

(Image: Projet lauréat « Mosaïques » par NIPpaysage)

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