Jardins de Métis

Source :
Olivier Lapierre | Relations publiques, communications, relations de presse
Photo :
Installation "Maillage" par Friche Atelier (Frédérique Allard, Jean-Jacques Yervant, Aliénor de Montalivet), Canada (Québec)
 

Le Festival international de jardins dévoile les lauréats de sa 24e édition ayant pour thème RACINES

Communiqué de presse des Jardins de Métis :

« Grand-Métis, Québec, Canada, 11 janvier 2023 – Le Festival international de jardins dévoile les lauréats de sa 24e édition, qui se déroulera du 24 juin au 1er octobre 2023. Sous le thème RACINES, Ève De Garie-Lamanque, directrice artistique de l’événement, a invité concepteurs et conceptrices à imaginer un présent et un avenir écologiquement, économiquement et culturellement responsables en tirant profit des enseignements des générations précédentes. Près de 60 000 personnes ont foulé le sol des Jardins de Métis en 2022.

Au total, 134 propositions en provenance de 32 pays ont été étudiées.


Les cinq projets retenus par le comité de sélection sont :

Le jardin des quatre colonnes
Vincent Dumay et Baptiste Wullschleger, Suède / France

À travers un projet manifeste et poétique, nous souhaitons que le public découvre des solutions pour un avenir à la fois plus enviable et plus vertueux. Notre volonté est de sensibiliser à la question de la finitude des ressources. Le jardin des quatre colonnes est une expérience qui se déploie dans le temps, où des éléments construits en terre crue et un milieu vivant vont évoluer librement au fil des années.

La construction en pisé est une technique consistant à compacter une terre légèrement humide dans un coffrage par couches successives. Construits à l’aide de coffrages tubulaires, les fûts cannelés évoquent des colonnes doriques et donnent à voir la terre cachée sous nos pieds.

Maillage
Friche Atelier (Frédérique Allard, Jean-Jacques Yervant, Aliénor de Montalivet), Canada (Québec)

L’utilisation des végétaux est au cœur du développement de nos civilisations. Employés pour se nourrir, se protéger, se soigner et se vêtir, leurs multiples applications ont permis aux peuples de survivre et de prospérer.

Les propriétés tinctoriales des plantes sont connues depuis l’Antiquité et leur emploi pour la coloration des fibres végétales et animales en fait un savoir-faire millénaire valorisant les différentes parties de la plantes (feuilles, racines, fleurs, fruits…). Maillage explore de manière métaphorique la relation entre deux univers, celui du textile et celui du végétal.

matière-matière
Studio Haricot (Marie-Pier Caron-Desrochers, Tristan Morissette), Rose-Marie Guévin et Vincent Ouellet, Canada (Québec)

matière-matière, c’est l’expérience intrinsèque d’une relation ton sur ton (texture sur texture, couleur sur couleur) : des volumes qui émergent comme fruits du site; comme extensions de la végétation. Trois murs se courbent, convergent, se projettent, se dilatent et se contractent. Le projet s’inscrit comme une invitation à parcourir tactilement une mise à nu de la matière, au sein de moments de rencontre inusités. La structure de béton de chanvre, lorsqu’érigée dans un lopin de blé et sur un tapis de paillis, offre un parallèle entre les possibles transformations de fibres végétales jusqu’à la matérialisation d’espaces proposés.

Racines de mer
Cassandra Ducharme-Martin et Gabriel Demeule, Canada (Québec)

Dans un climat semblable au nôtre, à l’île de Læsø au Danemark, les femmes fabriquaient à l’aide de zostère, une plante marine, le toit de leurs maisons. Grâce aux propriétés imperméables et ignifuges des végétaux marins récoltés sur les plages, ces toits ont résisté aux intempéries pendant plus de 300 ans.

Racines de mer se veut une réflexion sur le bâti de demain. Elle propose au visiteur la découverte du territoire et savoir-faire québécois. L’ossature en bois légère révélée célèbre l’élégance de cette méthode de construction omniprésente en Amérique du Nord. La toiture d’algues exploite quant à elle les richesses du fleuve Saint-Laurent et révèle son potentiel latent.

S’Y RETROUVER
Jinny Yu, Ki Jun Kim et Frédéric Pitre, Allemagne / Canada (Ontario + Québec)

Les visiteurs sont invités à entrer dans un dédale englouti : un puzzle avec un choix de voies et d’impasses conçues pour confondre et défier l’explorateur. La hauteur des murets se situant au niveau du sol, une vue d’ensemble du parcours permet d’identifier un trajet avant de s’engager. En entrant dans le labyrinthe, les visiteurs rejoignent le premier niveau de substrat du système racinaire et marchent autour du réseau composé de terre et de trèfle blanc représentant un motif des racines de deux arbres reliés par le mycélium fongique.

Le trèfle blanc, tout comme beaucoup d’entre nous colons anciens et récents, est venu d’Europe et a pris racine, s’étendant sur tout le continent nord-américain et interagissant avec l’écologie du sol indigène. S’y retrouver incite les visiteurs à ralentir et à réfléchir au système racinaire ainsi qu’à la question coloniale.

Mentions spéciales

Une mention spéciale a été accordée à deux projets, soit : Divine nature, par Bernard-Félix Chénier, Hugo Duguay, Nathaniel Proulx Joanisse, Karl Robert et Justine Valois ; et Edwidge, par Ariane Ouellet-Pelletier et Thomas O. St-Pierre.

Comité de sélection

Le comité de sélection de cette 24e édition était formé de David Bonnard, architecte HMONP (ENSAL) et fondateur de HYTT Architecture, Lyon, France; de Stéphanie Henry, architecte paysagiste AAPQ-AAPC et co-fondatrice de Castor et Pollux – Agence de paysage et design urbain, Montréal; de François Côté, associé principal de Norton Rose Fulbright Canada et membre du conseil d’administration du Festival; d’Alexander Reford, directeur des Jardins de Métis et du Festival international de jardins; d’Ève De Garie-Lamanque, directrice artistique du Festival international de jardins; et de François Leblanc, coordonnateur technique du Festival. »

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