Lauréate – Bourse du Collège des présidents 2010-2011 – "Repenser l’architecture pour la petite enfance : La pratique européenne comme modèle pour le Québec"

« L’édition 2010 de la bourse est remise à Marie-France Lemieux, de l’Université Laval, pour son projet « Repenser l’architecture pour la petite enfance : La pratique européenne comme modèle pour le Québec« . Le voyage de Madame Lemieux est guidé par la volonté de comprendre concrètement de quelles façons le milieu physique contribue au développement global de l’enfant, dans le but de faire valoir au sein de la société québécoise l’importance d’une architecture adaptée.

Son parcours comprend d’une part la visite de garderies, d’écoles primaires, de terrains de jeu, etc. et d’autre part des bureaux d’architectes, consultants, associations, etc. Trois villes ont été sélectionnées Amsterdam, Londres et Paris.

Le rapport final prendra la forme d’une vidéo exposant les données, les images, les faits, les rencontres et les expériences recueillis au cours du voyage. Cette vidéo sera diffusée sur un site Internet regroupant toutes les informations à retenir du voyage. »

Pour plus d’information…

Extrait de la description du projet de Marie-France Lemieux:

« 1. Introduction : mission et pertinence du voyage

L’architecture pour enfants est le lieu de rencontre entre l’imaginaire de l’enfant et celui de l’architecte. Il s’agit d’un défi complexe que de concevoir de tels milieux de vie, puisqu’ils ne doivent pas répondre aux besoins spatiaux des adultes, mais à ceux des tout-petits : « disposer d’un espace approprié – à ce qu’il est et à son évolution -, c’est un besoin de l’enfant à part entière, au même titre que manger une nourriture équilibrée, bénéficier d’une protection sanitaire […]. Comment concevoir un espace à la mesure, ou plutôt à la démesure de l’enfant? » (Dorlhac, in IEF, 1991; p.13-14). Plus particulièrement, la garderie est un milieu de vie quotidien dans lequel l’enfant apprend, développe sa future personnalité adulte et s’épanouit, et ce, par l’intermédiaire du jeu. Il importe alors de considérer l’architecture de ses lieux comme un facteur contribuant au développement global du tout-petit. En ce sens, « l’architecte est un éducateur […] car son enseignement se transmet au travers des formes qu’il a conçues et qui constituent l’environnement de l’enfant dès son plus jeune âge. C’est pourquoi les relations entre l’enfant, l’architecture et l’espace […] se trouvent au coeur du problème de l’humanisation de notre civilisation » (Mesmin, 1973; p.18).

Cette réflexion sur ce qu’est un milieu de vie (et plus précisément une garderie) adapté aux besoins des poupons et des enfants d’âge préscolaire (0-5 ans), constitue le coeur de ce projet de voyage. Celui-ci s’inscrit en fait dans le prolongement de mes travaux de recherche-création réalisés depuis la dernière année, via mon projet de fin d’études à la maîtrise professionnelle en architecture (M.Arch.) à l’Université Laval. Le voyage vise alors à poursuivre cette réflexion de façon concrète, afin de proposer des solutions innovantes qui amélioreraient la qualité architecturale des garderies québécoises, et par extension, d’autres lieux d’accueil de la petite enfance. Un dialogue constant entre les notions théoriques de l’architecture pour enfants et la pratique professionnelle concrète guidera ces études. Il s’agit d’un côté de comprendre les fondements d’une telle architecture par le biais de rencontres avec des professionnels éminents dans le domaine, ou encore en effectuant des stages sous leur supervision. De l’autre côté, la visite attentive et l’analyse expérientielle de divers milieux pour enfants permettra de faire le lien tangible entre la théorie, la conception, et l’élément construit qui influence le développement du tout-petit.

L’objectif principal est d’acquérir les bases d’une expertise dans le domaine de l’architecture pour la petite enfance dans le but de les diffuser et les développer au Québec. Pour espérer un certain renouveau dans la place qu’on accorde aux enfants dans nos bâtiments, voire nos villes, il est essentiel d’aborder le sujet d’un angle nouveau à l’aide de modèles internationaux : il s’agit de dépasser les modèles d’architecture fonctionnelle et d’images préconçues pour l’enfant, pour concevoir un univers « où l’imaginaire peut se réaliser » (De la Salle, 1982; p.36). Le cas de l’Europe est de ceux qui peuvent nous en apprendre le plus sur la façon de considérer, dans l’élaboration d’un projet architectural et même à travers normes et programmes gouvernementaux, ce que sont réellement et fondamentalement les enfants. »

Pour lire le rapport complet…

(Source: Bulletin Élévation de l’OAQ)

(Photo: Claude Hamelin Lalonde, président du jury, et Marie-France Lemieux, lauréate)

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