Lauréat et images exclusives – Ville de Trois-Rivières – "Concours du nouvel amphithéâtre extérieur"

« Annonce du lauréat du concours d’architecture de l’Amphithéâtre de Trois-Rivières

Le jury du concours d’architecture de l’Amphithéâtre de Trois-Rivières est heureux d’annoncer le lauréat du concours d’architecture dont l’objet est la construction d’un nouvel amphithéâtre confirmant ainsi sa recommandation à la Ville de Trois-Rivières.

Le jury, présidé par madame Anik Shooner et composé de messieurs Martin Brière, Fréderick Carrier, Roger Picard, Éric Chevalier, Michel Jutras, Pierre Desjardins, Jacques Lacombe et Michel Bigué s’est réuni aujourd’hui à huit-clos pour délibérer sous la supervision du conseiller professionnel monsieur Philippe Drolet. Il a été grandement impressionné par les prestations reçues des finalistes qui ont été déposées au terme de la deuxième phase du concours. Les membres du jury tiennent à souligner la très grande qualité des projets qui ont été soumis par les finalistes. Rappelons que les citoyens ont pu assister à la présentation publique des trois finalistes, hier, dimanche 3 avril à la salle Anaïs Allard-Rousseau de la Maison de la culture.

La recommandation du jury du concours d’architecture a été établie de façon majoritaire et désigne le projet de Paul Laurendeau comme lauréat du concours d’architecture de l’Amphithéâtre de Trois-Rivières. »

Pour lire la suite du communiqué de presse…

Pour plus d’information sur les 3 propositions finalistes…

Vous trouverez plus bas un texte descriptif fourni par Paul Laurendeau:

« Amphithéâtre de Trois-Rivières sur Saint-Laurent

Le site
La vue vers le fleuve Saint-Laurent est la plus spectaculaire à partir du site. C’est l’élément clé qui a déterminé la position de l’amphithéâtre parallèle à la rivière Saint-Maurice, face au fleuve Saint-Laurent.

Une place publique, au croisement de la rue des Ursulines et de l’avenue des Draveurs, domine la vue sur le fleuve. L’œuvre d’art est prévue au centre de cette place, ainsi que deux fontaines avec jets ponctuels encastrées au sol.

Le bâtiment, situé dans l’axe de la rue des Ursulines, devient un point focal, un monument vu de loin. Il apparaît immédiatement comme un bâtiment public imposant : un toit horizontal noir, symétrique, orthogonal, soutenu par 8 colonnes en acier satiné argent.

L’amphithéâtre
La toiture est l’élément phare du projet. C’est une feuille en apparence mince, posée sur huit colonnes, soit quatre de chaque côté. Cette structure épurée et géométrique rappelle celle d’un temple assis sur une colline.

Le dessous du toit part de la rive mince et descend en pente vers le centre pour atteindre une épaisseur de 6 mètres à 30 mètres du périmètre. Cet angle subtil donne un effet de légèreté.

La rive horizontale est finie en acier inoxydable pour capter les reflets lumineux. Le dessous est une toile tendue en matière composite gris foncé, laissant passer l’air et le son, mais masquant la vue sur les poutres.

L’accès principal à l’amphithéâtre se fait à partir de la place publique, donnant sur un foyer vitré double hauteur.

À l’intérieur, les pièces sont distribuées sur deux niveaux. Le hall, le vestiaire, la salle à manger et la scène sont contigus pour permettre de tenir aisément des événements en période hivernale. Ils bénéficient également d’éclairage naturel et de vues sur la place publique à partir du foyer.

Le quai de chargement, la scène, l’atelier et le rangement sont sur le même niveau, facilitant le transport et la manutention des équipements scéniques.

Les espaces importants et d’usage quotidien possèdent tous des fenêtres, dont le hall, le salon vert (au 2e étage, complètement vitré sur la rivière Saint-Maurice), la réception de l’administration, la salle de réunion et la plupart des bureaux.

Les matériaux prévus sont l’acier noir pour le revêtement extérieur, le béton fini naturel pour les planchers intérieurs, le gypse pour les cloisons et le revêtement acoustique de fibre de laine noire pour les plafonds.

Les lettres
Six lettres monumentales en béton créent un symbole identitaire fort sur la façade sud de l’amphithéâtre. Elles représentent la Ville de Trois-Rivières et le caractère public du bâtiment. Les lettres sont conçues comme des objets, des immenses sculptures pour faire parler du projet et pour rappeler Trois-Rivières comme « Capitale de la poésie ».

PL »

Pour visiter le site internet de Paul Laurendeau Architecte…

Commentaires

Yves Deschamps

À mon avis, les « lettres » abîment un projet par ailleurs tout à fait réussi. « Symbole identitaire », soit, mais celui-là, criard et simpliste, risque de fatiguer rapidement. On aurait pu trouver mieux.
Ceci dit, la monumentalité et la pureté du projet témoignent d’un renouveau encourageant chez les architectes québécois.

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