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Bureau de la firme d'architecture Lemay | Photo : Adrien Williams
 

Dossier « Vers une pénurie d’architectes au Québec ? » + Étude de l’AAPPQ

Kollectif a eu l’opportunité de présenter 4 différents dossiers de nature « architecturale » sur la plateforme du journal Les Affaires afin d’informer le lectorat des affaires de différents enjeux en architecture :


Si vous suivez Kollectif depuis les derniers mois, vous connaissez les trois premiers dossiers.

Mais le dernier « Vers une pénurie d’architectes au Québec? » a été spécifiquement rédigé afin de faire un bref survol des défis de recrutement et de rétention de personnel dans les firmes d’architecture depuis quelques temps. La pandémie a momentanénement freiné cette tendance, mais elle a repris de plus belle depuis l’automne dernier et le nombre d’emplois publiés sur le site cette semaine (65 nouvelles offres) est un record absolut en 15 ans!

D’ailleurs, comme le mentionne l’architecte Laurent McComber dans notre dossier :

« Je n’ai jamais vécu ça. L’an dernier, lorsqu’on affichait des postes, on recevait trente, quarante, cinquante CV de qualité. Depuis quelques mois, surtout avec le télétravail et la pandémie, ça arrive au compte-gouttes. Et là, on a la langue à terre. »

Certaines solutions évoquées depuis la publication du dossier la semaine dernière sont en lien avec :

  • une facilitation de la reconnaissance d’expérience des candidat(e)s issu(e)s de l’immigration ;
  • une révision du décret ;
  • une meilleure formation des architectes quant au leadership et la gestion d’affaires ;
  • une révision des critères d’admission dans les écoles d’architecture ;
  • une augmentation des salaires et une amélioration des conditions de travail ;
  • etc.

La rédaction du dossier s’est également basée sur une récente étude de l’Association des architectes en pratique privée (AAPPQ) intitulée « Enjeux de main-d’oeuvre : Bureaux d’architectes en pratique privée du Québec », dont voici le communiqué de presse officiel :

« 15/02/2021

À l’occasion d’un webinaire qui a réuni près de 100 personnes le 29 janvier, l’Association des Architectes en pratique privée du Québec (AAPPQ) a dévoilé une étude exclusive sur les enjeux de main-d’œuvre dans les firmes d’architecture. L’étude ainsi que la rediffusion du webinaire sont maintenant disponibles.

Des difficultés à recruter des architectes et des technologues

Le Québec connait depuis quelques années un contexte d’effervescence du marché du travail dans le secteur de la construction. Malgré les incertitudes économiques liées au contexte mondial de pandémie, ce secteur continuera vraisemblablement d’être un moteur de l’économie québécoise, comme l’illustre l’ambitieux Plan québécois des infrastructures. Si les enjeux de main-d’œuvre sont relativement bien documentés pour les entreprises de construction, les données concernant les firmes de services en architecture sont plus rares. L’AAPPQ a donc confié le mandat à MCE Conseils de réaliser une étude pour évaluer les besoins en matière de main-d’œuvre des bureaux d’architecture, ainsi que les enjeux qu’ils rencontrent.

Les principales conclusions montrent notamment qu’à court terme, les postes d’architectes ainsi que de techniciens et technologues en architecture sont et seront difficiles à combler. Cette situation engendre notamment une pression à la hausse sur les salaires. Si recourir à des travailleurs formés en dehors du Québec est envisageable pour combler ce manque, ce n’est pas une solution idéale pour les besoins urgents, car une mise à niveau est généralement nécessaire pour que cette main-d’œuvre soit compétitive ; les pratiques, techniques de construction et les rôles des professionnels variant souvent d’une juridiction à une autre.

Cette étude présente en détail les enjeux de recrutement de main-d’œuvre dans les firmes par catégorie de postes et taille d’entreprise, et permet également d’évaluer les besoins de personnel dans les deux prochaines années. »


Bref, le marché en est présentement un à la faveur des employés ce qui doit amener à une profonde introspection de nos méthodes actuelles d’octroi, d’attribution et de mise en oeuvre des services d’architecture.

Nous espérons sincèrement que la question sera abordée de manière plus officielle lors d’un forum ou d’un colloque pour que le débat puisse s’extérioriser des réseaux sociaux afin d’amener des réflexions ouvertes et surtout, des solutions concrètes.

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