Source :
Maria Cook | Gestionnaire | Communications et activités de sensibilisation | Institut royal d’architecture du Canada
Photo :
Ewa Bieniecka. Courtoisie de l'IRAC.
 

« Compte-rendu des douze derniers mois d’Ewa Bieniecka à titre de représentante pour le Québec à l’IRAC »

De la part d’Ewa Bieniecka, MIRAC, membre du conseil d’administration de l’IRAC représentant le Québec:

J’ai été élue comme administratrice régionale de l’IRAC pour le Québec il y a un peu moins d’un an et j’aimerais vous présenter un bref compte-rendu de mes activités depuis lors. J’ai bien sûr participé aux réunions du conseil d’administration et au Festival d’architecture de Winnipeg, mais j’ai aussi eu l’occasion à maintes reprises de rencontrer des collègues, des stagiaires, des étudiants et des représentants de diverses organisations.

Cette année m’a permis de mieux connaître le milieu remarquablement dynamique de l’architecture et du design au Québec et de présenter à mes collègues d’ailleurs au pays l’importance des activités et des questions d’intérêt régionales.

En février, le conseil d’administration de l’IRAC a adopté à l’unanimité un énoncé de soutien au mouvement Idle No More. Ce mouvement invite tous les Canadiens à agir pour remédier pleinement aux iniquités que subissent les peuples autochtones du Canada. L’IRAC appuie sans réserve les buts et les aspirations des Premières Nations de créer des « communautés saines, justes, équitables et durables ». La Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies détermine d’ailleurs que toute personne a droit à un logement qui lui assure la santé et le bien-être dans le respect de son identité culturelle.

En mars, l’IRAC a soutenu à nouveau un symposium organisé par les étudiants en architecture à l’Université Laval sur le thème Succession en architecture : Où allons-nous?

Peu après, l’IRAC a publié une déclaration sur les stages non rémunérés faisant valoir le droit des stagiaires en architecture d’être rémunérés pour leur travail. La profession a la responsabilité d’encourager les étudiants et les diplômés. La rémunération équitable du travail des jeunes leur montre que leur travail est apprécié et reconnaît leur contribution dans un bureau. La rémunération amène le respect entre les architectes d’aujourd’hui et ceux de la relève. C’est une pratique professionnelle essentielle et éthique. La non-rémunération des stages va à l’encontre de la mission de l’IRAC d’affirmer que l’architecture a son importance et d’aider les architectes à atteindre l’excellence.

En mai, après ma rencontre avec Nathalie Dion, présidente de l’Ordre des architectes du Québec (OAQ), l’IRAC a transmis une déclaration d’appui à une initiative de l’OAQ en faveur d’une politique de l’architecture provinciale. L’IRAC comprend bien le point de vue de l’OAQ, ayant lui-même préparé un document de consultation sur une politique modèle de l’architecture en 2005.

Pendant le Festival d’architecture de Winnipeg, en mai, l’IRAC a honoré trois architectes québécois en leur décernant le titre de fellow : Gavin Affleck, FRAIC, Sylvie Girard, FRAIC et Harry Yaghjian, FRAIC.  Le titre de fellow est attribué en reconnaissance de l’excellence en architecture et d’une contribution remarquable à la profession ou à la communauté.

En juillet, Maria Cook, gestionnaire des communications et des activités de sensibilisation à l’IRAC, David Theodore, MRAIC, et moi avons rencontré des représentantes de la Maison de l’architecture du Québec (MAQ) : Sophie Gironnay, directrice, et Maïa Djambazian, chargée du développement. Nous avons discuté du Concours Jeune critique MAQ en architecture. La MAQ invite des étudiants et des jeunes auteurs de diverses formations pertinentes – journalisme, communications, histoire de l’art, architecture et design à participer à son concours national. L’IRAC se joindra à cette initiative en 2015, car le concours cadre bien avec ses objectifs de nouer le dialogue avec les jeunes et de stimuler la rédaction de textes sur l’architecture.

En août, à la suite de ma rencontre avec Lyne Parent, directrice générale de l’Association des architectes en pratique privée du Québec (AAPPQ), le conseil d’administration de l’IRAC a adopté avec enthousiasme l’invitation de l’AAPPQ à revoir le décret gouvernemental qui réglemente le tarif d’honoraires des services professionnels d’architecture rendus au gouvernement. Cette invitation s’inscrit dans la foulée du mémoire présenté par l’AAPPQ au Secrétariat du Conseil du Trésor du Québec en réponse à la consultation sur les règles et pratiques d’attribution de contrats des organismes publics. Le décret date de 1984 et il est urgent d’actualiser la description des services rendus par les architectes et d’augmenter les honoraires pour tenir compte de la complexité de ces services.

En octobre, l’IRAC a conclu un partenariat avec Martin Houle, MIRAC, un architecte montréalais, directeur et fondateur de Kollectif, le principal site Web dédié à l’architecture au Québec. Kollectif rassemble en un seul lieu l’information sur les activités publiques et professionnelles se déroulant dans la communauté architecturale du Québec, tels les conférences, les expositions, les vernissages et les formations. L’IRAC se réjouit à l’idée que les architectes de tout le Canada seront maintenant au courant de ce qui se passe au Québec dans la profession.

En octobre également, j’ai participé, en compagnie de représentants de l’IRAC, à un congrès sur la préservation des structures historiques organisé par l’Association internationale pour la préservation et ses techniques, qui s’est tenu à Québec. Émile Gilbert, FIRAC, en était le coprésident. Certains membres et fellows de l’IRAC ont présenté et présidé des séances, notamment Rosanne Moss, Georges Drolet, John Diodati, Robert Stanley, Mark Brandt, Ralph Wiesbrock et Susan Ross.

Pour renforcer dans toutes les provinces la position de l’IRAC à titre de porte-parole national de la profession à la grandeur du Canada, il est essentiel que le nombre de membres continue d’augmenter. C’est grâce à l’engagement des professionnels que nous pouvons tous dire aux Canadiens et, en fait, au monde entier, qu’au Canada, l’architecture a vraiment son importance. »

[NDLR]: Si vous avez des questions, commentaires ou suggestions par Ewa, vous pouvez toujours la contacter via son adresse courriel ewa.bieniecka@architecture49.com.

 

Veuillez noter que les commentaires sont sujets à modération

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *