Prix du Québec

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Ministère de la Culture et des Communications | Gouvernement du Québec
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Crédit photo : Éric Labonté
 

Alain Fournier (Prix Ernest-Cormier) et Lucie K. Morisset (prix Gérard-Morisset) récipiendaires 2022

Extrait du communiqué de presse :

« MONTRÉAL, le 2 nov. 2022 /CNW Telbec/ – Le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, ministre responsable du Développement économique régional et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, M. Pierre Fitzgibbon, et le ministre de la Culture et des Communications, ministre responsable de la Jeunesse, ministre responsable de la région de l’Outaouais et ministre responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, M. Mathieu Lacombe, sont heureux de dévoiler les récipiendaires des Prix du Québec 2022.

Ces prix prestigieux représentent la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec en culture et en science. Ils soulignent le parcours exceptionnel de personnes qui contribuent à l’essor de leur domaine d’activité, repoussent les limites de la connaissance et font rayonner le Québec à l’échelle nationale et internationale.

[…]

Les récipiendaires des prix culturels 2022 sont :

  • Mme Mireille Dansereau, prix Albert-Tessier – Cinéma;
  • M. Michel Rabagliati, prix Athanase-David – Littérature;
  • Mme Madeleine Careau, prix Denise-Filiatrault – Arts de la scène;
  • M. Charles Richard-Hamelin, prix Denise-Pelletier – Arts d’interprétation;
  • M. Alain Fournier, prix Ernest-Cormier – Aménagement du territoire, architecture et design;
  • M. Louis Mercier, prix Georges-Émile-Lapalme – Langue française;
  • Mme Lucie K. Morisset, prix Gérard-Morisset – Patrimoine;
  • M. Alain Saulnier, prix Guy-Mauffette – Radio, télévision, presse écrite et médias numériques;
  • Mme Barbara Steinman, prix Paul-Émile-Borduas – Arts visuels, métiers d’art et arts numériques.

La cérémonie de remise des prix aura lieu à 16 h le 30 novembre 2022, au Palais Montcalm. En plus de l’hommage qui leur sera rendu, les récipiendaires recevront une bourse de 30 000 $, à l’exception de la personne lauréate du prix Relève scientifique, qui se verra remettre 10 000 $. Ils obtiendront également une médaille en argent gravée à leur nom et créée par une joaillière québécoise, un parchemin calligraphié et signé par le premier ministre et le ministre responsable ainsi qu’une épinglette en argent plaqué or. »

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Extrait de la biographie d’Alain Fournier :

« Alain Fournier possède « le don de sculpter le vide et l’espace / pour ces peuples oubliés du temps », écrit l’auteure innue Maya Cousineau Mollen dans un poème qu’elle lui dédie. Plus encore, possédant une sensibilité profonde à l’égard des premiers peuples du Québec, il démontre un engagement exemplaire dans la valorisation et le rayonnement de leurs cultures. Grâce à son écoute et à son respect, l’architecte a développé des collaborations précieuses avec les communautés inuites et des Premières Nations au fil de sa carrière, qu’il poursuit depuis 47 ans. Ces aptitudes remarquables lui ont permis de contribuer significativement à l’amélioration de leur milieu de vie par la conception d’un environnement bâti de qualité, reflétant leur vision du monde. Sans contredit, les réalisations de ce créateur rassembleur constituent de véritables modèles pour les projets architecturaux déployés pour les communautés autochtones.

Alain Fournier reçoit le prix Ernest-Cormier comme « la reconnaissance et la prise de conscience générale que l’architecture constitue un véhicule identitaire important pour les Inuits, les Premières Nations et les Métis ». C’est un encouragement à « continuer à soutenir les communautés autochtones dans leur volonté de devenir maîtresses de leur environnement bâti et maîtresses des leviers de leur destinée », ajoute-t-il.

L’intérêt d’Alain Fournier pour la culture inuite prend racine dans son enfance, à la suite du visionnement d’un documentaire sur la fabrication d’igloos. Sa fascination pour cette culture et l’architecture ne cessera de grandir par la suite, le menant, à 17 ans, à travailler sur un chantier de construction à Frobisher Bay (aujourd’hui Iqaluit), puis à étudier à l’École d’architecture de l’Université McGill. »

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Extrait de la biographie de Lucie K. Morisset :

« Lucie K. Morisset a consacré sa carrière à la connaissance et à la valorisation du patrimoine québécois. Historienne de l’architecture et de l’urbanisme, spécialisée dans l’étude de la ville et de ses représentations, cette professeure et chercheuse se distingue notamment par son approche transdisciplinaire, à la fois historique, théorique et pratique, liant l’expertise scientifique à l’expérience des résidents et des résidentes ainsi que des propriétaires d’immeubles patrimoniaux. Affectionnant tout particulièrement les ensembles planifiés et l’architecture vernaculaire du 20e siècle, elle œuvre depuis plus de 30 ans à la reconnaissance et à la préservation du paysage construit de plusieurs villes et régions québécoises, entre autres à Québec et au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Son engagement en ce sens, tout comme ses travaux sur le patrimoine industriel, le patrimoine religieux, l’histoire du patrimoine ou encore le tourisme, constitue une contribution majeure au rayonnement de l’héritage culturel du Québec.

« Cet honneur m’oblige à me mesurer à la grande lignée de celles et ceux qui ont fait exister le patrimoine au Québec et qui, à l’instar de Gérard Morisset, ont montré que le Québec n’avait rien à envier aux “vieux pays”. C’est une invitation à faire plus et mieux, pour continuer de faire exister le patrimoine, d’enrichir le sens que porte notre environnement », répond la professeure quand on lui demande ce que recevoir le prix Gérard-Morisset signifie pour elle. »

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