Chaire Fayolle-Magil Construction | Université de Montréal

Source :
Gonzalo Lizarralde, PhD | Professeur, École d’architecture, Université de Montréal | Titulaire de la Chaire Fayolle-Magil Construction en architecture, bâtiment et durabilité | Directeur du Groupe de recherche IF (grif) et Œuvre durable

Séminaire INTERFACES: Repenser l’hébergement pour aînés

Annonce :

« Repenser l’hébergement pour aînés : Considérations éthiques et programmatiques en aménagement

L’habitat des aînés : quel regard comme société? Quels champs des possibles?

La Chaire Fayolle-Magil Construction en architecture, bâtiment et durabilité, en collaboration avec le magazine FORMES, vous propose une occasion de discussion et de débat sur l’hébergement des aînés.

Quand : le 27 novembre, 9h à 12h 30

Conférence Zoom et plateforme web. Places limitées, information et billets ici : www.seminairesinterfaces.ca

Admissible à la formation continue selon les paramètres de l’OAQ et de l’OUQ. Pour l’OIQ, l’activité peut être admissible en vertu du Règlement sur la formation continue obligatoire. Cette activité s’adresse, non exclusivement, aux professionnels de l’aménagement (architectes, ingénieurs, urbanistes, designers d’intérieur, gestionnaires de projets, entrepreneurs et techniciens en architecture) et aux étudiants en aménagement (baccalauréat et maitrise en architecture, programmes MGPA, baccalauréat et DÉSS en design d’intérieur, maitrise et doctorat de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal et autres universités).

Inscription – professionnels :

  • Tarif réduit jusqu’au 31 octobre 2020 : 50 $ + tx
  • À partir du 1 novembre 2020 : 65 $ + tx

Inscription – étudiants :

  • Tarif réduit jusqu’au 31 octobre 2020 : 15 $ + tx
  • À partir du 1 novembre 2020 : 25 $ + tx

À noter : Le lien Zoom pour accéder au séminaire vous sera acheminé par courriel. Pour information : anne-marie.petter@umontreal.ca


En perspective:

La vulnérabilité accrue des aînés – particulièrement celle des résidents de centres d’hébergement de longue durée et autres complexes d’habitation collectifs – est un problème endémique dénoncé depuis plus de deux décennies, mais passé sous le radar de nos gouvernements successifs. La crise de la COVID-19 a sans détour mis en exergue cet important problème de société. Au Québec, 92 % des décès durant la pandémie ont touché des personnes de 70 ans et plus et 82 % des décès ont eu lieu dans des centres d’hébergement pour personnes âgées. Le Québec ne fait pas figure d’exception dans ce triste bilan. Aux États-Unis, environ 43 % des décès causés par le coronavirus sont liés aux centres d’hébergement alors que l’Europe affiche un portrait similaire. Les raisons de cette tragédie des pays riches occidentaux sont multiples, incluant le manque de personnel de soutien (et la gestion inadéquate de celui-ci), le défaut de mesures de prévention et d’équipements de protection, et la méconnaissance des modes de transmission du virus. La COVID-19 a forcé tous les pans de la société à se « réinventer ». N’y faisant pas exception, le Québec se réveille de cette crise confronté à une réalité : il faut impérativement repenser la façon d’héberger les aînés québécois.

Il s’agit d’un chantier ambitieux et de longue haleine, qui exige non seulement le réaménagement de dimensions constructives (tels que les codes, solutions spatiales et paramètres techniques), mais aussi une réflexion et des changements plus profonds quant à nos façons d’habiter, de prendre soin des autres, et d’établir des liens sociaux. Le chantier est certes considérable, mais pas impossible. Comme nous le soulignions récemment dans un article paru dans La Presse, la société québécoise a déjà fait preuve de sa capacité à imaginer de nouvelles solutions architecturales adaptées à la réalité contemporaine pour les bibliothèques, les hôpitaux ou encore les écoles publiques. Ces expériences ont démontré que trois variables sont nécessaires pour que s’opère une véritable transformation : une volonté politique forte, un positionnement éthique clair et un renforcement soutenu des compétences professionnelles et techniques.

La Chaire Fayolle-Magil Construction et la Revue FORMES contribueront à ces deux derniers aspects du grand chantier pour le renouvellement de nos façons d’habiter. Elles proposent à ce titre une table ronde virtuelle et une plateforme web, interface visant à faire converger un large spectre de connaissances dans le domaine issues de diverses disciplines : architecture, urbanisme, design d’intérieur, architecture de paysage, sciences médicales et infirmières, gériatrie, éthique, gestion immobilière, et autres secteurs de l’industrie. Cette plateforme laissera aussi place à la voix de personnes aînées, les premiers bénéficiaires d’une telle démarche réflexive. L’objectif est d’identifier les principaux enjeux au soutien de cet indispensable débat de société et d’apporter des perspectives éclairantes sur les possibles solutions.

Bienvenu(e)s au débat sur les enjeux de l’hébergement pour aînés ! »

Pour plus d’information et pour s’inscrire…


Pour consulter le site internet de la Chaire Fayolle-Magil Construction de l’Université de Montréal…

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