IMAGE DU MOIS – Mai 2013 – "Aérogare de Kangirsuk par Fournier Gersovitz Moss Drolet architectes et associés"

« Aérogare de Kangirsuk, Nunavik, Québec

L’aérogare existante de Kangirsuk a été construite en 1985. Une rénovation majeure s’imposait pour répondre aux besoins grandissants de la communauté. Le projet de rénovation et d’agrandissement, livré en mars 2013,  dote la communauté d’un équipement flexible apte à répondre aux besoins actuels et aux besoins projetés pour une période de vingt-cinq ans. C’est le premier principe de développement durable pris en compte lors de la conception du projet: l’adaptabilité. Ainsi, tout en conservant un maximum des éléments structurants de l’aérogare existante, le projet livré élimine tous les éléments porteurs intérieurs offrant un plan libre qui permettra l’aisance des réaménagements et des agrandissements futurs.

La durabilité du projet est, de surcroît, assurée par une enveloppe de bâtiment performante, des matériaux et finis possédant une durée de vie accrue, des systèmes électromécaniques limitant la consommation énergétique et l’intégration d’appareils de plomberie à faible consommation d’eau.

L’aérogare est la porte d’entrée du village de Kangirsuk. Le village n’étant pas relié par voie terrestre, l’aéroport est le seul moyen d’accès des voyageurs. L’aérogare est donc l’un des édifices publics les plus importants du village. Son architecture se veut le reflet de la culture et des aspirations de la communauté.

L’architecture de l’aérogare de Kuujjuaq, réalisée par FGMDA, évoque le kayak. Poursuivant l’esprit de cet exemple, les villages du Nunavik ont exprimé le désir d’utiliser des thèmes liés à la culture inuit dans la conception architecturale de nouveaux bâtiments publics. L’omble chevalier est le thème retenu pour l’aérogare de Kangirsuk suite à une consultation des membres de la communauté. Ce poisson, extrêmement prisé au Nunavik, est devenu l’inspiration pour la conception architecturale de l’aérogare et le thème soumis à l’artiste invitée à réaliser l’œuvre d’art qui y est intégrée.

La peau, la chair et l’ossature de l’omble chevalier ont été autant d’éléments réinterprétés dans l’architecture. Ainsi, l’enveloppe argentée du bâtiment recouvre une tranche de chair rougeâtre, tout en offrant des percées sur la fine structure intérieure, les  « arêtes » du bâtiment. L’évocation de l’omble chevalier demeure ainsi abstraite dans la forme du bâtiment et plus concrète dans ses composantes et textures.

À l’intérieur, l’espace public dévoile la structure de l’édifice et mettra en scène une œuvre d’art suspendue qui sera également aperçue de l’extérieur (côté piste). Au plancher, une œuvre inscrite dans le revêtement de plancher fait référence à l’omble chevalier et aux divers sujets qui l’entourent, tel les outils et techniques de pêche, etc. Les deux oeuvres se feront ainsi écho dans cet espace qui est le lieu de représentation du village et de sa communauté.

Crédits
Client : Ministère des Transports du Québec
Architectes : Fournier Gersovitz Moss Drolet architectes et associés
Ingénieurs structure: SNC-Lavalin
Ingénieur en électromécanique : SNC-Lavalin
Consultant en éclairage: CS Design
Photographe : Sami Tannoury, architecte »

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(Source: Sami Tannoury, Fournier Gersovitz Moss Drolet architectes et associés)

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