ÉDITORIAL – Catalogue des Concours Canadiens – "LOWER DON LANDS (Toronto, 2007): du projet lauréat à la controverse publique"

« LOWER DON LANDS (Toronto 2007): du projet lauréat à la controverse publique
par Carmen Cucuzella, traduit par Marie-Claude G. Leclair

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On suspecte souvent les concours de susciter des controverses sans toujours reconnaitre que l’échelle urbaine des projets les rend, par définition, ouverts au débat public. Lancé en février 2007, par la Toronto Waterfront Revitalization Corporation (TWRC) en collaboration avec le Toronto and Region Conservation (TRCA) ainsi que la ville de Toronto, le concours Lower Don Lands cherchait à faire émerger des idées pour redonner la rivière à la ville, après plusieurs tentatives de requalification d’un site à l’ancienne vocation industrielle. Ce concours traitait la question de l’espace public, et avait l’opportunité d’harmoniser les rives et l’espace urbain. Il était exemplaire, non seulement pour les concepteurs, mais également pour les citoyens, puisqu’il s’agissait de concrétiser une très ancienne volonté communautaire.

Si 29 équipes en provenance de 13 pays ont soumis des dossiers de qualification en première phase, quatre équipes d’entre elles furent sélectionnées pour participer au concours :
(1) Stoss, Boston; Brown + Storey Architects, Toronto; Zas Architects, Toronto;
(2) Michael Van Valkenburgh Associates, New York; Behnisch Architects, Los Angeles; Greenberg Consultants, Toronto; Great Eastern Ecology, New York;
(3) Weiss/Manfredi, New York; du Toit Allsopp Hillier, Toronto;
(4) Atelier Girot, Zurich; Office of Landscape Morphology, Paris; ReK
Productions, Toronto.
Toutes jumelées à des équipes torontoises, venant des États-Unis et de Suisse, les 4 équipes avaient environ 8 semaines pour soumettre leurs propositions.

Belle occasion de reconstruire une rivière dans un centre urbain, le réaménagement des 40 hectares du Lower Don Lands faisait appel à deux critères principaux. Le premier, recherchait : « Une identité propre pour la rivière Don qui permet (te) d’intégrer des mesures de protection contre les inondations et de répondre à des critères de restauration des habitats naturels.» L’idée principale était de délimiter la rivière comme un espace saisissant et inoubliable, dans une approche similaire à la Seine à Paris ou le Fens à Boston. Le second critère appelait : « Un concept audacieux et complet qui réconcilie le développement des infrastructures de transport et l’embouchure de la rivière pour former un ensemble harmonieux. » L’accent était mis cette fois sur l’atteinte d’un équilibre entre les diverses modifications aux infrastructures, de nouveaux chemins et sentiers, les transports en commun, les projets d’aménagements riverains et bien entendu le point focal de ce projet de réaménagement, la rivière elle-même. »

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(Source: Jean-Pierre Chupin, Ph.D., Professeur titulaire, Chaire de recherche sur les concours et les pratiques contemporaines en architecture et Co-directeur scientifique du Laboratoire d’étude de l’architecture potentielle (L.E.A.P) à l’École d’architecture de l’Université de Montréal)

(Image: Micheal Van Valkenburgh Associates, Inc., lauréat)

 

 

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