Catalogue des Concours Canadiens | U. de Mtl.

Source :
Jean-Pierre Chupin, Ph.D., architecte MOAQ | Professeur titulaire à l’École d’architecture | Directeur de la Chaire de recherche sur les concours et les pratiques contemporaines en architecture | Université de Montréal
Photo :
DE GAUCHE À DROITE: Chevalier Morales / DMA architectes (Lauréat) | Atelier TAG / Jodoin Lamarre Pratte | Lemay+LAB | Menkès Shooker Dagenais Letourneux architectes
 

Bibliothèque de Drummondville | « S’il-vous-plait, dessine-moi un troisième lieu » par Aurélien Catros

Extrait de l’éditorial d’Aurélien Catros, publié le 7 novembre 2018 :

« À constater la récurrence de cette attente dans les programmes de concours pour des édifices publics, il est temps d’ouvrir le débat. En 2014, l’équipe Chevalier Morales et DMA architectes a remporté l’adhésion d’un jury à la recherche à la fois d’une architecture singulière, iconique, emblématique mais aussi et surtout d’un « troisième lieu ». À travers ce concept équivoque, le concours de la bibliothèque de Drummondville interroge la nécessité d’une nouvelle définition de la bibliothèque contemporaine elle-même.

Créé en 1989 par Ray Oldenburg, le terme de « troisième lieu » ou « tiers-lieu » (« Third place ») désigne des espaces différents du logement ou du lieu de travail et admettant des rôles sociaux et civiques importants. Ils se caractérisent par plusieurs points dont certains semblent contradictoires autant avec l’essence d’une bibliothèque – le stockage de livre et leur lecture – qu’avec les ambitions qu’alimentait le jury du concours à Drummondville – une architecture-signal susceptible de devenir le symbole de la ville qui l’accueille -. En effet, selon Oldenburg, les troisièmes lieux seraient des espaces traités avec sobriété et simplicité, notamment à l’intérieur, dans lesquels la conversation serait l’activité principale. On comprend dès lors la difficulté devant laquelle se trouvaient les 4 équipes finalistes face à des objectifs parfaitement antinomiques.

Une enveloppe de $15,5M était prévue pour permettre à l’institution de s’installer sur un îlot situé entre la gare et l’hôtel de ville de Drummondville, connecté par une bande étroite à l’une des principales artères commerçantes de la ville. Le programme prescrivait une bibliothèque « du 21e siècle » cohabitant avec la Société d’histoire de Drummond et le Service arts, culture et immigration au sein du futur édifice. Défini comme un catalyseur du développement économique culturel et social de la ville, ce « troisième lieu » était censé faciliter la « convergence des Drummondvillois ».

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