Conférences et films ''Actions'' @ CCA | Prochain film/activité

« S’inspirant de la thématique de l’exposition Actions : comment s’approprier la ville présentée jusqu’au 19 avril, le Centre Canadien d’Architecture propose des conférences consacrées à l’action citoyenne en milieu urbain et à son impact sur la société contemporaine et poursuit la présentation de films documentaires. Ces présentations sont en version originale, les jeudis soirs à 19 h, au théâtre Paul-Desmarais; l’entrée est libre.

Dès le 8 janvier, Emily Rauhala, journaliste vivant à Hong Kong, est l’invitée du CCA pour parler de la philo­sophie anticonsumériste des «freegans» ou « fouilleurs de poubelles» qui se saisissent de quantités astronomiques de produits alimentaires encore comestibles et autres produits trouvés dans les bennes à ordures de nos villes, pour les redistribuer aux personnes dans le besoin, ou pour leur consommation personnelle.  Fruit de sa collaboration avec Lorenzo Morales, journaliste basé à Bogota,  elle a créé le pro­jet multimédia en ligne « Creative Resistance and the Politics of Food » (Résistance créative et les politiques alimen­taires), qui a exploré la question des déchets alimentaires et de leur récupération, dans la ville de New York. [Conférence présentée en anglais]

Le 15 janvier, Les glaneurs et la glaneuse, deux ans après de la cinéaste française Agnès Varda, offre un nouveau périple à travers la France, à la recherche des «récupéreurs, ramasseurs et trouvailleurs» qu’elle avait filmés deux ans plus tôt dans son précédent film.  Un nouveau portrait  tout en sensibilité des glaneurs et glaneuses, ces êtres qui prennent conscience de la valeur de ce dont la société se débarrasse avec une facilité souvent déconcertante. [France, 2002, 60 min, français, sous-titré en anglais] 

La diversité urbaine est le thème central de la conférence du 22 janvier, en présence de deux représentants du collectif français Coloco : l’architecte Nicolas Bonnenfant et le paysagiste Miguel Georgieff.  Coloco s’est donné pour mission d’explorer d’autres espaces urbains et de contribuer à une habitabilité durable de notre planète, où la biodiversité autant que la diversité urbaine seraient défendues. Les deux intervenants présenteront leur projet « Habiter des squelettes » qui consiste à repérer et à reconvertir des structures abandonnées ou squelettes urbains. Il en résulte une nouvelle dimension de la notion d’auto-construction: la gestion de la durée de vie,  autant celle des objets de notre vie quotidienne, que des bâtiments et des écosystèmes urbains. [Conférence présentée en français]

Materiality of parkour est le sujet abordé le 19 février par l’ingénieure, ar­tiste et théoricienne, Zoe Laughlin.  Collaborant au Groupe de recherche sur les matériaux, de la Division de l’ingénierie, au King’s College de Londres, elle est devenue une figure de proue de l’étude des qualités matérielles dans les performances théâtrales, l’art, l’architecture et le design. Elle a conçu, réalisé et organisé la bibliothèque de matériaux (Material Library) de la Tate Modern Art Gallery à Londres. Ses réflexions portent essentiellement sur les aspects matériels (la matérialité) de la vie quotidienne : comment la matière se comporte-t-elle, quelles en sont les qualités sensorielles, et comment les gens y réagissent. Zoe Laughlin s’exprimera sur les fonctions nouvelles de matériaux existants dans l’espace public  par l’intervention du parkour qui réinterprète la matérialité de la ville.[Conférence présentée en anglais]

Le 26 février, la conférence intitulée Liquidated Architecture et présentée par Damon Rich analyse le lien entre la politique, l’architecture et l’histoire.  Cet urbaniste et designer qui a analysé l’évolution du marché des biens immobiliers (saisies, hypothèques, constructions, délimitation des quartiers…) avec l’aide d’étudiants du MIT et de volontaires, a notamment collaboré avec le Center for Urban Pedagogy (CUP), une organisation basée à Brooklyn, qui étudie les mouvements dans les villes, leur motivation aussi. Elle fait coopérer architectes, avocats, artistes, urbanistes, résidents, politiques afin de faire prendre conscience aux habitants des changements qu’ils subissent.[Conférence présentée en anglais]

Quatre courts métrages sur la ville comme terrain de jeu feront l’objet d’une projection le 12 mars.  Des piétons, un ballon rouge, des planchistes de Westmount et une cour d’école asphaltée constituent les principaux acteurs des trajectoires urbaines ludiques présentées dans quatre courts métrages choisis pour La ville comme aire de jeu.
 
En marchant
(Ryan Larkin)
[Canada, 1968, 5 min 06 s, son uniquement]
 
Le ballon rouge
(Albert Lamorisse)
 [France, 1957, 34 min, Fr, sous-titres en anglais]
 
Rouli-roulant
(Claude Jutra)
[Canada, 1966, 15 min, Fr, sous-titres en anglais]
 
Blacktop: A Story of the Washing of a School Play Yard
(Charles & Ray Eames Office)
[États-Unis, 1952, 11 min, son uniquement]
 
Le 2 avril, Michael Rakowitz sera en conversation avec Luca Stasi de Recetas Urbanas. Cette conversation se déroulera autour des différents projets de l’artiste Michael Rakowitz et du groupe Recetas Urbanas. Les projets de l’artiste Michael Rakowitz, basé à Chicago, évoquent les concepts de l’habitat nomade et de l’appropriation urbaine tandis que  ceux de Recetas Urbanas proposent depuis 1996 des stratégies de logement et de rénovation urbaine en tirant parti des vides juridiques de certaines legislations pour pratiquer une architecture autonome. [Conférence présentée en anglais]

Jusqu’ au 19 avril 2009, le Centre Canadien d’Architecture (CCA) présente Actions : comment s’approprier la ville. Organisée par le CCA, cette exposition majeure, accompagnée d’un catalogue, présente 99 interventions à l’origine des transformations heureuses survenues de par le monde dans les villes contemporaines. Des architectes, des artistes et des collectifs en provenance du monde entier redéfinissent des activités en apparence anodines comme le jardinage, le recyclage, le jeu ou la marche. Par leurs interactions expérimentales avec l’environnement urbain, ils montrent que l’engagement individuel contribue à façonner la ville et suscite l’engagement des autres résidants.

Pour plus d’information sur le Centre Canadien d’Architecture…

(Source: Isabelle Huiban, Chef, Relations médias, Centre Canadien d’Architecture)

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