Catalogue des Concours Canadiens | U. de Mtl.

Source :
Jean-Pierre Chupin, Ph.D., architecte MOAQ | Professeur titulaire à l’École d’architecture | Directeur de la Chaire de recherche sur les concours et les pratiques contemporaines en architecture | Université de Montréal
Photo :
DE GAUCHE À DROITE : Chevalier et Morales (lauréat), CGA + Pelletier de Fontenay, Atelier Paul Laurendeau + ArtCad et BGLA + Trame + Jacques Plante
 

Agora des arts | Éditorial « Une mine de talent à découvrir à Rouyn-Noranda » par Lucie Palombi

Extrait de l’éditorial de Lucie Palombi, publié le 28 novembre 2018 :

« Il aura fallu dix ans de patience et de levées de fonds pour que les opérations de rénovations de l’Agora des Arts, située à sept heures d’automobile au Nord-Ouest de Montréal, se concrétisent. Autrefois bâtiment religieux, devenu espace de production et diffusion en arts de la scène, ce pôle culturel connu pour ses évènements aussi variés que rassembleurs va bientôt changer de décor. Ce concours témoigne de l’importance d’une vision territoriale des infrastructures culturelles.

Cette préoccupation ne date pas d’hier : le lien entre architecture et identité collective est un enjeu au Québec. Dans Concours d’architecture et imaginaire territorial : Les projets culturels au Québec 1991-2005, Denis Bilodeau, montre que le rapprochement entre architecture et identité territoriale n’est plus envisagé en continuité d’une tradition savante, mais se place en regard du territoire :« L’opposition entre régionalisme et modernité, entre respect des traditions locales et recherche de progrès et d’innovation à travers l’application d’un langage abstrait et universel, a polarisé les attitudes quant à la définition de l’identité collective. Elle fait maintenant place à une volonté de dialogue qui implique non seulement les formes du cadre bâti, mais aussi la globalité des rapports entre l’architecture et son milieu physique naturel et culturel ». (Bilodeau, 2006) Depuis plus de vingt ans, les équipements culturels réactualisent les identités collectives en se positionnant comme laboratoires d’expérimentation sur l’ensemble du territoire québécois. Bilodeau nous indique qu’en 1992, le Ministère de la Culture et des Communications adoptait une mesure rendant le concours d’architecture obligatoire pour tout projet culturel bénéficiant du soutien de l’État. Un langage relatif au territoire allait alors se construire dans l’ensemble de la province : « En plus de mener à la réalisation de nombreux nouveaux équipements culturels dans diverses villes et région du Québec, cette mesure a généré un important chantier de réflexion et de création qui a contribué à consolider la valeur paradigmatique de la thématique territoriale dans la recherche de l’expression identitaire en architecture ». (Bilodeau, 2006) De nombreux projets culturels québécois sont nés de cette décision politique. Pour n’en citer que quelques concours : l’Anglicane de Lévis en 1999, le centre de production et de diffusion culturelles de Carleton en 2000, la salle de spectacle multifonctionnelle de Mont-Laurier et celle de Rimouski en 2011, ainsi que l’objet du présent concours, le centre culturel de Rouyn Noranda.

L’organisme à but non lucratif est né d’une initiative citoyenne. Il s’adresse à tous les publics et toutes les sensibilités. Forum culturel reconnu pour son implication majeure en éducation, il ne vole pas son statut d’agora. Musique et théâtre trouvent un espace de création et de représentation remarquable dans l’ancienne église. Avec un budget de près de six millions de dollars plus taxes, les rénovations visent à mettre aux normes les appareillages techniques afin qu’ils répondent aux besoins des compagnies qui viennent présenter leurs productions. Mais elles doivent aussi et surtout offrir un accès aux personnes à mobilité réduite, tout en favorisant le confort des spectateurs. Alors que la salle de spectacle célèbre une dernière saison de programmation avant fermeture provisoire, Chevalier et Morales sont annoncés comme grands vainqueurs du concours de requalification de l’ancienne église. Le casting comprenait en outre les groupements CGA/Pelletier de Fontenay, Paul Laurendeau/ArtCad, et BGLA/Trame/Jacques Plante. Que s’est-il alors joué dans les coulisses du concours ? »

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