Centre d'écologie urbaine de Montréal

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Centre d'écologie urbaine de Montréal
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Photos: courtoisie Matthew Chapman
 

Décès de Lucia Kowaluk, cofondatrice du CÉUM

Hommage : 

« C’est avec grande tristesse que nous apprenons le décès de Lucia Kowaluk, cofondatrice du Centre d’écologie urbaine de Montréal. Mme Kowaluk est décédée paisiblement dans Milton-Parc le vendredi 1er février à l’âge de 84 ans. Toute l’équipe du CEUM tient à offrir ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Mme Kowaluk, tout particulièrement à son partenaire de vie, M. Dimitri Roussopoulos. Aujourd’hui, c’est tout Montréal qui porte le deuil du départ de cette grande dame dont l’engagement social fut sans relâche.

Au tournant des années 1970, Lucia Kowaluk devient l’une des figures de proue du mouvement citoyen de Milton-Parc, où s’opère alors une mobilisation historique en réaction à un projet immobilier qui met en péril les habitations abordables de centaines de personnes. Sa détermination et sa fougue ont largement contribué à la création, quelques années plus tard, de la Communauté Milton-Parc, l’un des plus importants projets de coopératives d’habitation en Amérique du nord. Unique en son genre, il est le seul où des coopératives et des OBNL sont régis par une déclaration de copropriété.

Puis, dans les années 1990, Lucia Kowaluk et Dimitri Roussopoulos, tous deux leaders dans le mouvement citoyen de Milton-Parc, souhaitent approfondir leurs réflexions sur le développement des villes durables. Quelques années et beaucoup de travail plus tard, ils fondent, entourés d’autres citoyens, la Société de développement communautaire de Montréal (SodecM) en 1996, dont le mandat initial est de promouvoir l’écologie et la justice sociale. À ses débuts, la SodecM est porteuse de trois projets: le journal communautaire Place Publique, le groupe-ressource en éco-design (CRED) et le Centre d’écologie, qui deviendra le Centre d’écologie urbaine de Montréal. « Depuis sa fondation, les valeurs de Mme Kowaluk sont l’essence même de la mission du CEUM, car elle croyait fermement en la capacité des citoyens à transformer leurs milieux de vie de manière durable et équitable », raconte Johanne Turbide, présidente du conseil d’administration du CEUM. En plus d’être membre fondatrice, Mme Kowaluk a coordonné le CEUM pendant huit ans.

La contribution de cette femme qui avait soif de justice sociale ne s’arrête pas là. Elle a notamment été éditrice pour Black Rose Books, a cherché à préserver le patrimoine bâti de Montréal, démarré et géré des refuges pour itinérants et des projets faisant la promotion du logement social. Et la liste pourrait encore défiler. Lucia Kowaluk a été honorée du prix Thérèse-Daviau, remis par la Ville de Montréal, et elle est membre de l’Ordre du Canada et de l’Ordre national du Québec. « Elle aura transformé la vie de centaines, de milliers de personnes, de par sa volonté de bâtir un monde meilleur. Nul doute qu’il faudra honorer le legs de cette grande Montréalaise afin que son engagement puisse continuer d’inspirer les Montréalais et tous ceux qui portent espoir dans un monde plus juste, plus vert, plus démocratique », souligne Véronique Fournier, directrice générale du CEUM.


Une cérémonie se prépare afin de lui rendre hommage.

Une fois les détails communiqués, nous les afficherons sur notre site internet. »


Pour visiter internet du Centre d’écologie urbaine de Montréal…

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